
Al Gore peut-il être de nouveau candidat à la présidence des Etats-Unis d’Amérique ? Une idée qui dérange….certains candidats à l’investiture démocrate. Après le triomphe de son documentaire “Une vérité qui dérange”, l’ancien vice-président de Bill Clinton de 1993 à 2001, défait en 2000 par George W. Bush, est en effet omniprésent dans les médias américains, et son nom circule pour le prix Nobel de la paix à l’automne.
Pendant ce temps, la campagne pour l’investiture du parti aux élections présidentielles de 2008 se durcit entre la favorite Hillary Clinton et le sénateur de l’Illinois Barak Obama. Huit candidats au total se sont déjà déclarés pour obtenir celle-ci. Le non-candidat Al Gore se classerait déjà en troisième place des sondages.
Huit concerts géants pour un sursaut mondial
Pour Al Gore, devenu champion de la cause du climat, il s’agit d’«informer, non seulement sur la crise, mais aussi sur les solutions». «Nous demanderons aux deux milliards de spectateurs attendus de prendre un engagement en sept points visant à changer leurs comportements et aussi à faire pression sur leurs leaders politiques». Selon lui, «ce SOS» est le début d’une vaste campagne que son organisation, The Alliance for Climate Protection, bénéficiaire des profits de Live Earth, compte mener sur trois ans pour finir de rallier le monde et contribuer à atteindre un point d’orgue capable de faire bouger politiques et entreprises.
Cette initiative ne fait pourtant pas l’unanimité car beaucoup jugent en effet que si les artistes qui se produisent à Live Earth ne respectent pas ce qu’ils prônent, le message risque d’être dilué. John Buckley, responsable de Carbon Footprint, une organisation qui prodigue des conseils pratiques pour préserver l’environnement, estime que des vedettes comme Madonna ou Jon Bon Jovi doivent déjà se pencher sur l’empreinte écologique qu’ils laissent sur la planète. “Ce qui serait bien, c’est que maintenant qu’elles se rendent compte des dégâts que nous infligeons au climat, ces vedettes de la pop s’interrogent sur leurs propres actions et adoptent des comportements différents ; ils sont sous le feu des projecteurs. Si Madonna change de comportement, cela se remarquera.” à-t-il déclaré. Il a notamment calculé que Madonna et son entourage avaient émis 444 tonnes de dioxyde de carbone lors de la tournée Confessions en 2006, soit 40 fois plus que ce que produit en moyenne un Britannique chaque année !

Une candidature improbable
Al Gore a absolument tout en main pour se lancer dans l’aventure de l’investiture : image médiatique, puissance financière, soutiens de poids, connaissance des rouages politico-médiatiques…mais déclare pourtant ne pas souhaiter se jeter dans la bataille “«Je ne pense pas être jamais à nouveau candidat… Je suis impliqué dans un autre genre de campagne, pour informer sur ce que je crois sincèrement être la crise la plus grave que notre civilisation ait eu à affronter». Doit-on le croire ? Veut-il entrer le plus tard possible dans l’arène ? Ceci semble improbable. La bataille Clinton/Obama est déjà bien engagée en vue d’une investiture prévue à l’automne. Ce délai laisse imaginer que si Gore avait manifesté l’envie d’y aller, la tribune offerte par l’évènement de ce week-end aurait été parfaite et n’aurait tout au moins pas laissé échappé aux médias une déclaration laissant peu de doutes. On peut imaginer que la campagne présidentielle Américaine va offrir comme en France une belle occasion de mettre l’écologie au coeur des débats, et c’est précisement là que Al Gore, même non-candidat, va peser lourd. Toute la question est de savoir comment Gore va se positionner afin d’être vu durant cette campagne: comme un écologiste expliquant les risques du réchauffement climatique, et non comme simplement un démocrate faisant son travail au sein d’un comité de soutien. Ce cas de figure pourrait nous faire penser au rôle joué par Nicolas Hulot durant la campagne présidentielle Française, sauf que Gore devra, lui, jongler avec une identité politique connue de tous. La percée de l’ex vice-président en dit long sur l’évolution d’une partie de l’opinion américaine. Nous ne pouvons que nous en réjouir!




Bien intéressant tout ça!:-)
Pour revenir sur Live Earth, j’entendu dire qu’en Angleterre, le must du must, c’est d’afficher son bilan énergétique… La reine d’Angleterre a ainsi fait des efforts et a déjà diminué de 15% ses dépenses énergétiques! Par contre, Madonna a un bilan, elle, 100 fois plus important qu’un européen moyen!!
“Al Gore Président” ? C’est possible ?
Il me semblait avoir entendu dire que - aux USA, si un candidat été défait (comme ça a été le cas en 2000), il ne pouvait plus se présenter…
J’ai peut-être mal compris…
Bonsoir,
Oui c’est tout à fait possible juridiquement. Richard Nixon a perdu les élections présidentielles contre JFK en 1960 pour ensuite remporter celles-ci en 1968 et 1972. Mais je pense qu’il est le seul dans l’histoire Américaine à être devenu président en ayant été battu auparavant. C’est donc permis mais pas dans la culture US de se réprésenter. Le moins que l’on puisse dire est que cela ne fait pas parti de notre culture politique
:)
On se dit en effet qu’avec Al Gore en tant que Président, les questions environnementales pourraient être mieux traitées….il n’empêche qu’il a été pendant 8 ans vice président et que bon….kyoto, il n’a pas ratifié !
Par contre, Al Gore prix nobel de la paix …..ce serait super ça et très fort pour nos sociétés énergivores
Le site est éxélent et aussi AL GORE represente une bonne image des USA vue que le monde les voient comme les plus gros polueurs de la planete si cette figure reprend la presidence il pourra petétre changer la face du monde pour un moment en tout cas.
cordialement ( un garçon de 16ans )
Lord.Guillaume.83@hotmail.fr
Al Gore était l’invité de Darius Rochebin ce soir dans le JT suisse, il a juste un peu parlé de la campagne, il avait l’air de dire qu’il ne voulait pas arbitrer entre Clinton et obama mais il n’excluait pas de prendre la parole plus tard sur le sujet.